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 95 • Je vous jure madame ! J'ai jamais couché avec un garçon.

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Jeremiah Brighton

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MessageSujet: 95 • Je vous jure madame ! J'ai jamais couché avec un garçon.   Lun 5 Sep - 9:58

Je vous jure madame ! J'ai jamais couché avec un garçon.
Ce fut sans la moindre douceur qu’il écrasa ses lèvres ourlées sur celles du jeune homme qu’il venait tout juste de rencontrer. Jeremiah n’était pas réputé pour sa patience légendaire et autant dire qu’il n’aimait pas faire dans la demi-mesure lorsqu’il voyait un morceau de choix qu’il rêvait de mettre dans son lit. Ou dans n’importe quel endroit, d’ailleurs. Alors que leurs langues se mélangeait avec fouge dans un flirt à perdre haleine, savait-il que ce petit imprévu lui vaudrait de jolies remontrances ? Pas encore, mais lorsque le moment serait venu, il regrettait peut-être ce geste non réfléchis. Ou pas. Après tout, il n’en n’avait jamais rien eu à faire de rien et les règles… il prenait un malin plaisir à les transgresser. Et puis, cette journée avait si bien commencée, elle ne pouvait décemment que bien se terminer, non ? Le prétendant contre lequel il se serrait désormais avait eu l’immense gentillesse de payer le musicien qu’il était en nature. Non sans que ce dernier ne le réclame à corps et cris, agacé de voir les gens se piétiner devant lui sans même daigner lui lancer une pièce. Et puis, il était arrivé avec son blouson de cuir et son air de gros malabar, un sourire enjôleur aux lèvres. Et les choses s’étaient succédées très vite, trop vite même. Sans même s’en rendre véritablement compte, Jeremiah avait amené son prince charmant d’un jour chez lui. Ou, plus précisément chez sa sœur. Pourtant depuis toujours les choses étaient claires à ce sujet : il pouvait se taper qui il voulait, mais pas chez elle. Et jusqu’ici, en de nombreuses années de vie commune, il n’avait pas eu l’audace de transgresser ce pacte. Mais un rapide coup d’œil à son poignet lui indiqua l’heure et il comprit qu’il n’y aurait personne. Alors, pourquoi se serait-il privé ? D’ores et déjà excité par son partenaire des plus alléchants, il avait monté les marches qui le séparaient de la porte d’entrée avec une vivacité étonnante. Forçant pratiquement la porte, il entraina le jeune homme avec lui. Il était déjà entrain de lui ôter son t-shirt alors qu’il n’avait pas encore passé la porte de sa chambre. Chaud comme la braise, Jeremiah attendait le moment où il pourrait enfin laisser libre court à toutes ses pulsions. Poussant son amant sur le lit, il referma la porte derrière lui dans un claquement sourd.

Essoufflé et fatigué, Jeremiah jouissait dans ce qu’il avait pour habitude d’appeler : l’instant d’après. Satisfait de cette petite partie de jambe en l’air bestiale, il reposait sur son lit, conquis par son monsieur muscle. Observant le plafond avec une attention nouvelle, il ne put retenir un rire hilare. « Je m’appelle pas Ashton, hein. » En effet, au cours de leurs quelques mouvements de sport en chambre, son partenaire avait pris soin d’hurler un prénom qui n’était pas le sien. Mais cela ne l’avait guère perturbé plus que cela. Dans le fond, il ne connaissait pas son nom et il ne voulait pas le connaître. Aussi, laissa-t-il glisser sa tête sur le côté, un large sourire inondant son visage. « Bon et bien, au revoir hein ! » Le jeune homme qui partageait son lit le dévisagea, visiblement exaspéré. « Tu déconnes ? » « J’ai l’air de blaguer ? Sérieux, tu prends tes fringues et tu te tires, comprendo ? » Il se releva et se dirigea vers son jean qu’il avait abandonné sur le sol. Et alors qu’il s’apprêtait à l’enfiler en fusillant son amant du regard, pour le forcer à se dépêcher, il entendit une porte se claquer. Aux aguets, il s’arrêta de bouger et intima à son vis-à-vis d’en faire de même. Il entendit alors des bruits pas et son cœur s’emballa légèrement. Et merde. Il venait de se faire avoir à son propre piège. Rapidement il enfila son t-shirt, à l’envers, et murmura : « Tu ne bouges pas de là. Sinon, je te pends par les couilles et te lacère au fouet ! » A peine eut-il formulé ses mots qu’il quittait sa chambre pour se diriger vers le bruit d’intrusion. Silencieux, il s’approcha, serrant les bras contre sa poitrine et s’accoudant au premier mur venu, un large sourire traversant son faciès. « On dirait qu’il y en a une qui fait le mur. » avait-il alors susurré d’une voix mystérieuse, attendant sagement que mademoiselle Brighton déguerpisse et le laisse virer l’imbécile qui se dandinait encore dans sa chambre. Il pria intérieurement pour que ce dernier ne mette pas sa parole en doute et qu’il ne quitte donc pas les lieux. Pitié !

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Emma Brighton

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MessageSujet: Re: 95 • Je vous jure madame ! J'ai jamais couché avec un garçon.   Mer 7 Sep - 9:29

« Melle Brighton, vous pouvez venir dans mon bureau, s'il vous plait ? » Intriguée par l'appel de son patron, Emma s'interrogea sur la raison d'un appel aussi formel. Il était plutôt rare que le directeur s'embête à passer ce genre de coup de fil lui-même, et en toute honnêteté la jeune maman – plus si jeune que ça, au fond – n'était pas rassurée. « Je termine de discuter avec le client avec lequel je suis, et je viens tout de suite. » Convaincue d'avoir fait aucune faute, Emma continua son entretien, puis se rendit comme promis dans le bureau du chef d'entreprise. Elle n'avait eu l'occasion de le rencontrer qu'à deux reprises : son entretien d'embauche, et son embauche en elle-même – et elle devait avouer qu'il l'impressionnait. Après s'être renseignée sur la compagnie, Emma avait découvert qu'il avait auparavant commencé au même stage qu'elle, et cela rendait les choses encore plus épatantes. Le métier de graphiste ne formait absolument pas à un emploi de l'ampleur de celui dont ce dernier disposait. Elle frappa doucement à la porte, puis entra.

Une demi-heure plus tard, Emma était arrivée chez elle. Elle n'en revenait pas ! Elle n'était encore jamais rentrée si tôt chez elle, et en toute honnêteté, cela ne lui plaisait pas outre mesure. Remarquant la Beetles devant chez elle, la jeune femme fut ravie de constater qu'elle n'aurait au moins pas à passer l'après-midi seule, et c'est donc en appelant son frère qu'elle pénétra dans la maison. Elle alla automatiquement à l'étage puisque des bruits semblaient parvenir de la chambre de son frère, et le visage attristé, elle esquissa un sourire à la remarque de son frère. S'appuyant contre le mur à son tour, elle baissa la tête, s'éclaircit légèrement la voix et lui lança la nouvelle sans détour : « Hm. A vrai dire, j'ai été virée. » Elle passa une main sur son front – sa manie lorsqu'elle était nerveuse ou gênée, et attendit une réaction de la part de son frère. Il n'eut cependant le temps de rien dire qu'elle éclata de rire. « Mon dieu mais tu verrais ta tête, Jer' ! Je déconne. » Elle déposa un baiser sur sa joue pour le saluer – il n'était naturellement pas levée lorsqu'elle était partie au travail – et c'est alors qu'elle se détachait de lui qu'elle remarqua que son tee-shirt était à l'envers. Arquant un sourcil, elle le montra du doigt à son frère. « Sérieux, Jeremiah ? Tu sais toujours pas mettre des tee-shirts à l'endroit. » Clairement moqueuse, elle se dirigea vers sa chambre avant de se tourner vers lui. « Il faut que je vérifie si ta chambre est propre maintenant. J'ai un peu peur que tu revives ton adolescence à un stade plus profond que je ne le pensais. Dis moi qu'il n'y a pas de pizza sur le sol... » dit-elle alors qu'elle posait sa main sur la clanche. Elle n'avait naturellement aucune intention d'entrer. Si Emma avait accepté que son frère vive avec elle, ce n'était pas pour l'espionner ou quoique ce soit. Puisqu'il était âgé d'un an de moins quel, elle n'hésita pas à lui donner des tâches ménagères à la hauteur des siennes. Il était chargé de nettoyer sa chambre, et sa salle de bain mais aussi de s'assurer qu'il n'y avait pas de problème particulier. De la même manière, elle ne prenait pas particulièrement la peine d'imposer des règles. La seule et unique règle qu'elle avait imposé sur son frère était de ne ramener personne à qui il ne serait pas sérieusement lié dans la maison. Si Emma avait vécu seule, elle n'en aurait honnêtement eu que faire, mais le contexte était différent puisque la soeur de Jeremiah était la maman d'un enfant de 8 ans et tenait tout particulièrement à ce que ce dernier soit préservé. Les autres règles qui s'imposaient à celui-ci n'était autre que des règles de savoir-vivre. Il n'avait même pas à préparer à manger. Si ce n'est pas la belle vie pour quelqu'un qui ne paie pas le loyer, aucune charge et n'a pas de travail... Ce n'était pas facile tous les jours, pour autant. Emma avait beau adoré son frère, le fait qu'il se comporte constamment comme un véritable gamin était épuisant, et en toute honnêteté, elle attendait sincèrement qu'il se décide à grandir. Mais il restait son frère, et elle savait que si elle lui demandait quoique ce soit, il essaierait dans la mesure du possible de l'aider – mais pas trop longtemps, quand même. Que pouvait-elle faire d'autres de toute façon ? Il était son frère, et il était tout simplement hors de question qu'il passe ses nuits dans la vieille voiture qu'il possédait.

Lorsqu'elle sentit la poignée de la porte se baisser alors qu'elle n'exerçait aucune pression sur cette dernière, Emma fronça les sourcils. Elle ouvrit la porte à la volée, et aperçut un individu masculin – habillé, dieu merci – et les draps défaits de son frère. Un préservatif était jonché sur le sol, comme si c'était sa place. Interdite, Emma avait du mal à en croire ses yeux. L'inconnu s'éclipsa rapidement, lachant un rapide « désolé » lorsqu'il passa aux cotés de Jeremiah. Se tournant vers ce dernier, la graphiste le regarda dans le blanc des yeux, cherchant une seule et unique raison de ne pas l'étrangler sur place. Sur un ton qui traduisait sa colère, sa déception, et l'orage qui menaçait de s'abattre sur le guitariste, Emma prit la parole mesurant chacun de ses mots : « Dis moi que je rêve. Je suis ivre morte, je viens d'avoir une hallucination. Jamais tu m'aurais manqué de respect à ce point, n'est-ce pas ? »
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